KTG : Assurance Indemnités Journalières Maladie

La KTG (assurance indemnités journalières maladie) assure le remplacement partiel du revenu de l'employé en cas de maladie. L'employeur paie ou cotise. L'assurance intervient après un délai d'attente—généralement 3 jours—et couvre alors 70–80% du salaire. Votre obligation dépend du canton et de la taille de votre entreprise.

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La KTG est obligatoire ou recommandée dans la plupart des cantons suisses. Elle protège les employés financièrement s'ils ne peuvent pas travailler à cause d'une maladie. Les cotisations se partagent entre employeur et employé ; le partage varie selon le canton et la convention collective (CCT).

En tant qu'employeur, vous devez connaître les règles cantonales, déduire correctement les cotisations de la paie et expliquer la couverture à vos collaborateurs. Nombreuses sont les PME qui oublient les obligations KTG jusqu'à un long arrêt maladie.

Quand la KTG devient pertinente dans votre entreprise

La KTG devient pertinente dès le premier jour d'emploi. Pendant les trois premiers jours de maladie (délai d'attente), c'est vous qui payez le salaire. À partir du 4e jour, l'assurance KTG prend le relais et verse une indemnité journalière—généralement 70–80% du salaire normal, plafonnée selon le canton.

Vous devez déduire les cotisations des employés de la paie et verser les cotisations patronales à temps. Le non-respect peut vous rendre responsable des salaires non versés. Les règles varient d'un canton à l'autre : certains imposent la KTG pour tous ; d'autres exemptent les petits taux d'occupation ou bas salaires.

  • Délai d'attente : généralement 3 jours calendaires—vous payez le salaire durant cette période
  • À partir du jour 4, la KTG paie une indemnité journalière (pas le salaire complet)
  • Les taux de cotisation varient fortement selon le canton (Bâle-Ville, Zurich, Berne ont des règles différentes)
  • Employeur et employé cotisent ; le partage dépend de la CCT ou du canton
  • Certains cantons ont des caisses obligatoires ; d'autres permettent les assurances privées
  • La couverture dure généralement 730 jours par année civile

Votre obligation légale

La loi suisse du travail (LTr, art. 324a) vous oblige à continuer à payer le salaire en cas de maladie courte. La KTG complète ce système—elle intervient après le délai d'attente pour réduire votre obligation de salaire. Votre obligation exacte dépend des règles cantonales et d'éventuelles conventions collectives.

Vous devez inscrire vos collaborateurs à une assurance KTG (ou caisse) dans le délai fixé par le canton, généralement 30 jours après l'embauche. Contactez la caisse de compensation ou l'office des assurances sociales de votre canton. Un avocat ou un spécialiste RH devrait confirmer que votre plan est conforme localement.

  • Inscrivez les nouvelles recrues dans un délai de 30 jours (spécifique au canton)
  • Déduisez les cotisations des salariés et versez les cotisations patronales dans les délais
  • Conservez les preuves d'affiliation KTG ; produisez-les si une autorité les demande
  • Respectez les dispositions de la CCT—elles peuvent surpasser les règles cantonales
  • Réexaminez votre police chaque année ; les cotisations et prestations changent
  • Informez les collaborateurs de leur couverture et du montant de l'indemnité journalière

L'erreur la plus fréquente

Nombreux petits employeurs retardent l'inscription ou supposent qu'ils sont automatiquement couverts. Quand un collaborateur est malade pendant plusieurs semaines, on découvre qu'il n'y a pas de couverture ou que les cotisations n'ont pas été déduites—et vous êtes responsable du salaire complet.

Ne supposez pas que la KTG fonctionne automatiquement. Vérifiez que votre police est active, que les cotisations sont versées, et que les collaborateurs comprennent leur couverture. Contrôlez mensuellement la paie pour vérifier que les déductions KTG sont correctes. L'ignorance des règles cantonales ne vous protège pas en cas de réclamation.

  • Supposer qu'on est automatiquement inscrit à une caisse cantonale (souvent faux)
  • Oublier de déduire ou verser les cotisations, puis recevoir des demandes de régularisation
  • Confondre KTG avec l'assurance invalidité (AI) ou l'assurance-accidents (LAA)—ce sont des assurances distinctes
  • Ne pas informer quand la couverture ou les prestations changent
  • Payer un salaire complet sans savoir que la KTG sera remboursée plus tard
  • Ne pas conserver les preuves d'inscription ; difficile à défendre en cas de contrôle

Questions fréquentes

Dois-je proposer la KTG si je n'ai que 3 ou 4 salariés ?
Cela dépend de votre canton. Certains imposent la KTG à tous les employeurs ; d'autres exemptent les petites entreprises sous un certain taux d'occupation ou seuil de salaire. Contactez la caisse de compensation cantonale. Même si ce n'est pas obligatoire, la KTG vous rend plus attractif et protège contre les pertes de salaire importantes.
Quelle est la différence entre la KTG et l'assurance-accidents (LAA) ?
La KTG couvre la perte de revenu due à la maladie. La LAA (assurance-accidents) couvre les accidents professionnels et non professionnels. Ce sont des assurances distinctes. La LAA est obligatoire pour presque tous les employeurs ; les obligations KTG sont cantonales. Les deux protègent l'employé mais s'appliquent à des situations différentes.
Si un collaborateur est malade, est-ce moi ou la KTG qui paie ?
Vous payez le salaire complet pendant les 3 premiers jours. À partir du jour 4, la KTG paie une indemnité journalière—généralement 70–80% du salaire. Vous pouvez compléter la différence pour atteindre le salaire complet, mais la KTG ne couvre pas 100%. Consultez votre police et les règles cantonales pour les pourcentages exacts.

Informations générales pour les employeurs suisses, pas un conseil juridique. Faites valider par un juriste tout ce qui a des conséquences légales.

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